Engagement (1/3) - le GGG ou Guide des éditeurs de l'imaginaire

Vous savez, ou pas, que je suis engagée de différentes manières pour la Littérature.
Je peux même avancer que c'est mon way of life.
J'ai commencé  par enseigner la littérature pendant des années, d'abord pour payer mes études de lettres, puis en tant que prof ; j'ai étudié la littérature pendant dix ans — je continue —; je rédige des dossiers pédagogiques sur des paquets d'oeuvres pour la jeunesse ; j'ai moi-même produit une quinzaine de bouquins et je sillonne la francophonie pour parler des bienfaits de la littérature à des milliers de mouflets.
J'envisage d'ouvrir une bibliothèque jeunesse dans mon immense garage et de créer une maison d'auteurs, de faire des podcasts pour faire entendre certains textes que j'aime, etc.

Mais il y a un autre engagement qui me tient à coeur, et c'est l'entraide entre auteurs. Tout a commencé en décembre 2009...

Décembre 2009, quelque part à l'est de Paris, première convention Cocyclics.
Pour ceusses qui ne connaissent pas, Cocyclics est une association d'auteurices de l'imaginaire qui s'entraident en se relisant les uns les autres dans un système symbiotique et sympathique depuis 12 ans. J'y ai rencontré la plupart de mes amis d'écriture. Quand on pense qu'en 2007, aucun d'entre nous n'avait signé de contrat d'édition. Depuis... pfiou...

Bref, 2009. Je venais de signer mon premier contrat avec le Jasmin pour Moana, Paul Beorn avait signé son premier avec Mnémos pour la Pucelle de Diable-vert. Nous avions déjà travaillé ensemble sur nos textes respectifs, on s'entendait bien. On préparait un truc dans la grande cuisine du gîte, genre des pâtes, en mangeant des pistaches, et il a eu une idée. Si on faisait un petit guide sur les éditeurs de l'imaginaire, façon Audace, mais seulement pour la SFFF ?

Un guide-repértoire avec les précisions de tous les éditeurs de l'imaginaire sur ce qu'ils attendent des manuscrits reçus par la poste, leur délai de réponse, leur mode de réponse, leur ligne éditoriale.
150 éditeurs à interroger, un gros programme...
(au final, seulement 6 epic fail, on était motivés) !

Il nous faudrait un spécialiste pour parler des conditions d'envoi (présentation, etc...) et ça pourrait être Jean-Claude Dunyach. Et Si on mettait des histoires incroyables de premier roman, ceux des copains bien sûr, Lise Syven, Nadia Coste, Arnaud Duval, Cécile Duquenne, Emmanuelle Maïa, et d'autres comme Samantha Bailly, Ludovic Rosmorduc ou Bénédicte Taffin.
Et si des auteurices jeunesse nous y parlaient de leur vision du genre, hein ? Hervé Jubert, Charlotte Bousquet, Fabien Clavel... du beau monde !

Paf, ni une ni deux, on propose ça à la présidente et créatrice de Cocyclics, notre chère Lise Syven, qui dit oui... 15 mois et un bébé plus tard (pratique, le congé maternité, pour appeler 150 éditeurs aux heures de bureau), on sortait le premier GGG : Le Grimoire Galactique des Grenouilles (l'animal emblématique de Cocyclics est la grenouille...) ou Guide des éditeurs de l'imaginaire.

Très artisanal (je vous raconterai éventuellement des anecdotes en privé), il a été suivi en 2013 d'une édition plus chic et plus propre que nous avons réalisée avec Agnès Marot et, comme pour le premier, avec l'aide d'autres grenouilles de Cocyclics, le concours éclairé de Jean-Claude Dunyach et les témoignages de nombreux auteurs et autrices de l'imaginaire (ndrl : à l'époque, je n'avais peur de rien, et j'avais donc interviewé la célèbre Gudule sans rougir !).

Et puis j'ai quitté Cocy, mais le principe du GGG est resté et il y a eu depuis deux nouvelles éditions dont la dernière est toute fraîche puisqu'elle est disponible depuis mai !




 Demain (ou la semaine prochaine), je parle du Speed-dating des Imaginales et je vous ferai un troisième article sur mon rôle d'agent bénévole de l'ombre aka #lutinmalefique.

Commentaires

  1. Chouette récit que cette genèse du premier GGG ! Depuis, ce petit bouquin est devenu une mine d'info et aussi le symbole que, eh bien, c'est possible d'être publié. Quand j'ai commencé à écrire, toute ado que j'étais dans les années 70, je ne connaissais rien à l'édition, j'aimais lire et inventer des histoires. Depuis le chemin modeste que j'ai parcouru, je le dois en partie au GGG et donc merci à celleux qui ont eu cette idée si simple et si géniale.

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    1. Merci beaucoup Dominique ! C'est grâce à des personnes comme toi que ça continue !

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