Mais comment tu fais tout ça ?


En ce moment, je lis les supers conseils de Nadia Coste sur l'écriture : c'est ici, c'est très intéressant et c'est pendant tout le mois de janvier :

http://nbcoste.blogspot.com

Si vous voulez commencer par le premier : http://nbcoste.blogspot.com/2019/01/conseil-n1-trouver-sa-methode.html

Dans l'un de ses articles (Conseil N°11 : écrire 10 minutes avant d'ouvrir ses mails), il y a une phrase qui m'a vraiment marquée :

"Et rappelez-vous : PERSONNE n'a le temps d'écrire. Ce temps-là, on le vole."

Du coup, comme je suis une super voleuse de temps, j'ai réfléchi à une dizaine de trucs que j'applique et que je peux partager avec vous.


Souvent, on me demande : "Mais comment tu fais tout ça ?" : la réponse, c'est que je suis paresseuse. Pour être tranquille, il faut donc m'organiser pour faire vite ce qui est ennuyeux, le faire bien (sinon, il faut refaire... c'est bête) et/ou remplacer les tâches ennuyeuses par des tâches réjouissantes. Cette seconde voie, c'est l'effort joyeux : transformer les efforts pénibles en moments plaisants parce qu'on se challenge, qu'on améliore les conditions dans lesquelles on évolue en essayant de voir le positif ou en le créant... C'est ma cousine, Marion Chaygneaud-Dupuy, qui m'a appris ce principe tibétain. En tibétain, l'effort joyeux se dit "semchuk".

Le maître mot, c'est donc de m'organiser et, pour faire + ce qui me plaît, j'essaye de ne plus faire ce qui ne me plaît pas :
Je me suis inspirée d'un article de Julien Gueniat qui est "organisologue" et dont les réflexions m'ont permis d'améliorer mon temps de travail afin d'avoir plus de temps pour vivre.

Je vous explique, même si c'est contraire à mon principe n°6.

1/ Je ne repousse pas les tâches les plus difficiles, je les fais en premier. Je les mets en haut de ma to-do list, je m'en débarrasse et après, je suis super contente et tout paraît plus facile. Effort joyeux.

2/ Je prends du temps pour glandouiller devant les écrans : je joue à Candy crush, je tchate avec mes copines ou je regarde Dirk Gently parce que ça me détend, que je ne peux pas être active tout le temps et que c'est du temps dont j'ai besoin pour moi. MAIS je limite ce temps : je prends 20 minutes, ou une pause repas. Je planifie ces temps, sans trop de rigueur pour ne pas devenir control freak, mais en toute conscience. Je ne perds pas de temps, j'en profite. Gain de temps.

3/ Les tâches joyeuses, comme lire pour le travail, me promener pour le travail, aller au cinéma pour le travail, faire des courses pour le travail, etc... je ne me les représente pas comme des pauses ou de la détente, je les prends pour ce qu'elles sont : des tâches. Je cesse d'associer travail et souffrance. Effort joyeux.

4/ Au boulot, je remplace les longs mails par des appels (éventuellement programmés pour ne pas déranger les gens). C'est un effort social, mais c'est plus agréable pour tout le monde en définitive et ça prend moins de temps. Les mails pros, c'est pour les trucs rapides, pas pour les multi-demandes ou pour discuter. Effort joyeux.

5/ Je me concentre sur une tâche planifiée plutôt que de faire deux ou trois trucs à la fois. J'applique la méthode Pomodoro : 25 minutes de concentration (no pipi, no food, no réseaux sociaux, no clope, etc..) et ensuite 5 minutes de pause pendant lesquelles je fais pipi en mangeant, en fumant et en regardant insta... Je fais ça trois ou quatre fois d'affilée et je suis contente, j'ai bien avancé, je peux passer à une autre tâche. Effort joyeux.

6/ Je ne donne plus mon avis sur les réseaux sociaux. C'est une perte de temps, personne n'a rien à faire de mon opinion et si j'ai envie de la donner, c'est toujours parce que je suis en colère. Il ne sert à rien de discuter quand on est en colère. Il vaut mieux agir, plus tard. Je perds donc moins de temps dans des discussions oiseuses et fatigantes. Gain de temps.

7/ Je ne répète plus ce que disent les médias/les gens sans prendre le temps de vérifier. Si je n'ai pas le temps de vérifier, je laisse l'info de côté parce qu'elle n'est pas assez intéressante pour que je trouve le temps de vérifier. Je perds donc encore moins de temps dans des discussions oiseuses et fatigantes. Gain de temps.

8/ Je perds moins de temps en mondanité car j'ai quitté les gens avec qui je ne pouvais pas être moi-même. Je ne me suis pas fâchée avec les gens, je n'ai pas fait de discours, j'ai juste disparu. Ces gens ne m'ont pas recontactée, c'est qu'ils n'avaient pas non plus besoin de moi. Gain de temps.

9/ Je perds moins de temps à essayer de plaire à des gens dont je n'ai, en fait, rien à faire, je me contente d'être gentille avec eux. Je ne noue aucune nouvelle relation sérieuse à moins de me sentir vraiment à l'aise. Je n'ai pas besoin de nouveaux amis, les miens sont très bien. Gain de temps.

10/ Je dis non aux tâches que je ne peux pas faire par manque de temps d'une part (la base), par manque d'envie d'autre part. Si je n'en ai pas envie au moment de prendre l'engagement, ça va devenir une corvée. Gain de temps / Effort joyeux.

11/ Je m'interroge deux ou trois fois par jour sur ce qui motive ce que je suis en train de faire. Des fois, je me rends compte que je perds mon temps et que je ferai mieux de faire cette tâche plus tard, avec mon conjoint ou avec un ami pour m'aider. D'autres fois, je me rends compte que cette tâche est inutile... je gagne du temps en arrêtant. Gain de temps / Effort joyeux.

12/ Quand je planifie ma journée/semaine, je garde toujours un temps pour le truc qui va se rajouter. Si rien ne se rajoute, tant mieux, j'ai gagné une pause !

Voilà. Je vous laisse, ça fait 25 minutes que je vous écris, c'est le moment de la pause.


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