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Affichage des articles du 2018

Les paroles d'un fou

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(Dans le train Dax-Bordeaux. Un fou parle seul. Je note ses paroles. En regardant par la fenêtre, on voit la forêt des Landes)
J'aime les hirondelles...  Ce sera différent quand ils feront de la conception d'enfants. Il y en aura peut-être trop. Des portées. Peut-être que c'est ça qui nous sauvera. - silence - C'est bien que la vie elle change, c'est beau le changement. Le futur médical animaux humanoïdes, est-ce que ce ne serait pas un sujet de philo pour le bac ? De toute manière, je pense que par la médecine, on va commencer d'abord par guérir le souci animal. Interdit de manger de la viande le vendredi. Après.... manger du poisson. Faut remonter loin pour avoir les mêmes origines qu'aujourd'hui. Qui dit qu'il n'y a pas une personne qui n'était pas assise là, il y a 40 000 ans qui ne disait pas ce qu'il pensait mais qui pensait ce qu'il voulait dire. La France, c'était forestier, il y avait des forêts partout, 90% de forêts. Mai…

Nietzsche et les ruminants

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J'ai du mal à atterrir après le Tibet, j'ai la tête qui tourne et des difficultés à transformer tout cela en texte intelligible. Alors j'en profite pour lire et je me suis beaucoup amusée avec un passage du philosophe Nietzsche (j'ai trouvé La généalogie de la morale à la boîte à livres et il s'avère que justement, je me pose beaucoup de questions sur la morale chrétienne depuis mon séjour au pays du véhicule de diamant).

Je vous le donne, c'est la fin de l'avant-propos :

"Si d’aucuns trouvent cet écrit incompréhensible, si l’oreille est lente à en percevoir le sens, la faute, me semble-t-il, n’en est pas nécessairement à moi. Ce que je dis est suffisamment clair, à supposer, et je le suppose, que l’on ait lu, sans s’épargner quelque peine, mes ouvrages antérieurs : car, en effet, ceux-ci ne sont pas d’un abord très facile. Pour ce qui en est, par exemple, de mon Zarathoustra, je ne veux pas que l’on se vante de le connaître si l’on n’a pas été quelque …

Jour 6 - L'ermitage Drak Yerpa

Mercredi, je retrouve Chime, Marion et notre chauffeur pour aller à Drak Yerpa, un lieu d'ermitage situé à une heure de Lhasa. C'est un lieu peu fréquenté par les touristes, mais pour lequel les pèlerins viennent de très loin. Sur place, nous allons par exemple en croiser qui viennent du Ladakh et de la région au pied de l'Everest, qu'ils soient laïcs, en famille ou moines et nonnes. Le lieu est incroyable : à flanc de montagne s'accrochent de nombreuses petites maisons blanches et rouges, aux toits d'or, pour abriter l'entrée des grottes où, depuis des siècles, viennent les yogis et lamas en retraite. Les plus grands maîtres du bouddhisme tibétain sont venus faire des retraites ici, de plusieurs jours, plusieurs semaines, plusieurs mois, y compris les grands dirigeants du Tibet. Les chapelles troglodytes abritent des statues, des autels et même une salle de rituel où se réunissent les moines qui vivent sur les lieux. Dans l'ancien temps, les grottes n…

Le Potala et Norbulingka

Mardi matin, le jour se lève à peine sur la montagne, les nuages s'accrochent et s'effilochent sur les sommets : il est 7 heures, la ville se réveille. Je retrouve Chime dans le hall, elle est assez speed car nous avons une heure très précise pour entrer au Potala. Elle s'agace sur les taxis, finit par en trouver un qui lui convient et nous voilà parties pour le mythique palais. C'est impressionnant vu d'en bas, c'est une montagne !
Il y a une queue monstre pour l'entrée de 8h40, mais Chime n'a pas envie d'attendre et elle nous fait passer devant tout le monde, après quelques tractations. Ce jour-là, je suis la première étrangère à entrer au Potala... cette femme est incroyable ! Nous montons doucement les innombrables marches de cette cité immense et en grande partie abandonnée. Cette sensation de lieux vidés, je la retrouverai à Sera, deux jours plus tard. Une fois dans la partie haute, nous avons une heure, pas plus : nous commençons par les appa…

Lhassa, jours 3 et 4

Chers lecteurs, que c'est difficile de trouver du temps ! En 4 jours, j'ai vu les plus belles merveilles de Lhassa et nous avons abattu un travail monstre avec Marion pour seulement quelques heures de sommeil : en fait, quoique le mal de tête soit passé, j'ai encore des insomnies et comme je marche énormément, ça ne s'arrange pas. Il paraît qu'à partir de demain, mon corps aura enfin compensé l'altitude... sauf qu'aujourd'hui, on est montées encore plus haut !
Bref, voici le déroulé du troisième jour :
Dimanche était un jour faste pour aller au Jokhang : c'était la nouvelle lune, il y a plusieurs jours fastes pour s'y rendre. C'est un temple très ancien (XIIè) qui abrite le Jowo, une statue d'une importance capitale pour les Tibétains car elle a été offerte par l'épouse chinoise de Songsten Gampo au VIIème siècle. Nous commençons par faire la kora autour du Jokhang, dans le Barkhor. C'est très émouvant de voir les moines faire le…

Lhassa, jours 1 et 2

Chers lecteurs, me voici donc arrivée à Lhassa. Je vous écris de ma chambre, au Mandala hôtel, une résidence de routard vieillotte et fort sympathique, où je mange de délicieuses omelettes le matin, des toasts au beurre de yack et de la tsampa (farine d'orge) mélangé à du thé noir. Le café est abominable par contre. Outre ces considérations culinaires, je me colle le matin à la vitre pour regarder la montagne, qui est plutôt basse et très verte. Comme partout, des pigeons viennent roucouler sur la fenêtre. J'ai été plutôt épargnée par le mal des montagnes qui m'a fait passer une très mauvaise première nuit, avec un lancinant et puissant mal de crâne que le dafalgan ne calmait pas, mais qui depuis a totalement disparu : je suis en forme, quoiqu'encore très fatiguée par le décalage de 6h.
Voilà pour le bulletin santé !
L'arrivée en avion était spectaculaire, d'une beauté rare et j'en pleurais d'émotion : les montagnes hautes de l'est du Tibet formaien…

Paris-Chengdu

Ca y est, je suis en Chine ! Le voyage a été épique, entre course pour attraper l'avion, finalement retard du dit avion, bataille à l'hôtel pour faire accepter ma réservation.
Je prends des notes sans arrêt.

"Au milieu de la nuit
Je me réveille dans une étrange lumière, le ciel est bleu outremer et, sous lui, les nuages sont turquoise. On dirait le lagon.
Mammi dort, elle serre son chapelet dans sa main."

Durant le trajet, j'ai donc rencontré Mammi, une Sénégalaise, et Moo, une Chinoise dont le mari est Britannique, ainsi que Louis, son adorable fils de 4 ans.
Nous nous sommes entraidées dans ces petites galères : comprendre les formulaires et les automates preneurs d'empreintes, passer tous les contrôles en un temps record sans perdre les précieux bagages. Louis m'a chanté des berceuses en français qu'il parle très bien.
Je ne les ai pas pris en photo, je le regrette déjà, je vais les décrire dans mon carnet.

J'ai récupéré le précieux pass pour l…

Le discours des vieux

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Parfois je me heurte au discours des gens vieillissants qui disent :
"Ce que tu présentes comme une avancée n'a rien de nouveau, il en a toujours été ainsi, on s'est déjà inquiété de la planète, de pédagogie, de création artistique, on nous a déjà promis l'apocalypse, la nouvelle méthode miracle ou l'approche radicalement différente. Les discours alarmistes sont vains car nous avons vécu, nous avons entendu maintes fois les alarmes et nous sommes toujours là sans que rien n'ait vraiment bougé. Il n'y a donc pas de réel danger, n'est-ce pas ? Pas de réel progrès, n'est-ce pas ? Nous n'y croyons plus ! Vous avez l'impression, vous, les jeunes, de dire du nouveau, vous découvrez le monde et vous êtes persuadés de le voir enfin comme il est vraiment, comme si nous n'avions pas, avant vous, fait ces découvertes et ne vous les avions pas montrées. Tout ce que vous dites n'est en fait pas si novateur, pas si étonnant. Et de fait, il est va…

Retour de salon

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Désolée pour ce court silence, je suis rentrée fatiguée de Morges où j'ai vécu un chouette salon du livre. J'hésite d'ailleurs à vous en parler ou à parler bouquins. Ce qui est certain, c'est que je n'ai pas envie de parler personnage ou débat de fond.

Et si nous commencions par le week-end ? Je vous mets quelques photos en illustration, une fois n'est pas coutume, elles sont toutes de moi.

Pour vous donner une idée de l'ambiance, un gif animé de Taï-Marc Le Than (qui m'a offert un café, obtenant de fait mon éternelle reconnaissance) donne le ton si vous suivez ce lien :
https://www.instagram.com/p/BnQVorPj0RM/?utm_source=ig_web_button_share_sheet

Et il y avait du beau monde à ce salon : outre les célébrités de la blanche vieillesse, en jeunesse nous étions une tripotée comme vous pouvez le constater sur cette magnifique animation totalement improvisée.

Dans mes petits moments préférés :
La rencontre avec la classe de Florian, Morgane, Thomas et les autre…

Réponse : la liberté du personnage

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Chers lecteurs actifs depuis la semaine dernière : merci ! Je suis contente et de fait très motivée pour poursuivre cette entreprise qu'est la tenue de ce journal désintimisé sur le thème de la littérature.
En plus, aujourd'hui, c'est le 300 ème article.

Lundi, je lançais une question sur les personnages et deux lectrices ont répondu de manière tout à fait intéressante. Comme j'ai passé un certain temps à leur répondre ce matin, alors que je suis présentement en grand manque de café puisque je n'ai que du café lyophilisé dans ma chambre d'hôtel et qu'atteindre le vrai café suppose que je me lave, m'habille et sourit à plein de gens que je connais plus ou moins, je n'ai pas l'énergie de faire un article en plus.
Or, je connais votre feignantise : vous n'allez pas chercher de vous-même les commentaires de Shaya et Sabine, ni ma réponse, je le sais bien. Donc je tiens compte de notre feignantise commune et vous donne ici le lien vers leurs répon…

Le don des morts : le personnage

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Parce que lundi je ratai le débat, aujourd'hui c'est Sallenave qui répond (et accessoirement parce que je travaille à autre chose : je suis en dédicace toute la journée à Lausanne et entre deux signatures, je compte boire des bières avec d'autres auteurs).

Sallenave, Le Don des morts, 1991
« Héros » d'Homère ou personnage de Balzac, ou simple voix, sans corps ni sexe, de la fiction moderne, le personnage est « entre deux mondes », issu de l'expérience imaginaire ou réelle de l'auteur, et de l'agencement « mimétique » de ses actions, le personnage vient vers le lecteur comme une proposition à achever. Pour parvenir à cette fin, l'auteur a dû lui-même se métamorphoser en un être de fiction, en une figure de pensée, le narrateur, qui se constitue dans l'ordre même qu'il impose à ses objets. L'auteur, en un sens, est devenu un personnage de son propre roman, il se met lui aussi à exister « entre deux mondes », entre le monde de la fiction et le…

Oublier mon père de Manu Causse

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Il y a quinze jours, j'ai dévoré le nouveau roman pour adultes de Manu Causse, Oublier mon père, qui est paru là, le 23 août, chez Denoël. C'est un roman de blanche, je précise pour mes nombreux lecteurs de SFFF. Voici le résumé officiel :

– Pas la peine de chialotter, je ne t’ai pas fait mal, m’assure ma mère chaque fois qu’elle me gifle. 

Sud de la France, années 90. Alexandre grandit auprès d’une mère autoritaire et irascible. Elle veut à tout prix qu’il oublie l’image de son père disparu prématurément. Bon garçon, il s’exécute. 
Devenu photographe, Alexandre se révèle un adulte maladroit, séducteur malgré lui, secoué par des crises de migraine et la révolution numérique. À quarante ans, il échoue dans un petit village de Suède pour y classer des images d’archives. Il lui faudra un séjour en chambre noire et une voix bienveillante pour se révéler à lui-même et commencer enfin à vivre. 

Oublier mon père parle de la construction de l’identité masculine, des mensonges qui nous han…

Mercredi, tout est permis

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Si je dois renouer avec le blog, je remets en vigueur la règle du mercredi, jour des enfants, j'ai pas le temps, donc je poste une connerie. Certes aujourd'hui, je n'en ai pas (des enfants, parce que des conneries, j'en ai toujours...) mais comme j'ai bossé comme un âne, fouettée par Agnès Marot qui ne m'a même pas autorisée à me nourrir, je n'ai pas eu le temps de tenir mon journal. Alors du coup, c'est une occasion idéale de remplacer ma prose par une traduction en image de ma pensée du jour :



Have fun, à demain !
(j'ai prévu de vous parler bouquins)

Une pensée laissée en suspens

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Je renoue avec ce blog et j'en explore les profondeurs pour tenter d'y retrouver le fil d'une pensée laissée en suspens. Comme une pelote qui aurait roulé sous le meuble, dans un coin inaccessible, et que l'on cherche à récupérer. Sauf qu'en tirant sur le fil, on défait la pelote et qu'elle finit par perdre sa forme jusqu'au moment ridicule où l'on arrive au bout du bout et que la pelote n'existe plus. On a juste un gros tas de laine emmêlée entre les mains et il faut la rembobiner... mais comment faire ?
Elle n'est jamais si parfaite et ronde que celle dont on a le souvenir, hélas.

Pour filer la métaphore (uh uh, que de jeux de mots), voici que j'ai retrouvé ce soir, au gré d'une discussion avec mon amoureux, un texte de Mauriac sur le personnage de roman (Le Romancier et ses personnages - 1933)

"On ne pense pas assez que le roman qui serre la réalité du plus près possible est déjà tout de même menteur par cela seulement que les h…

Programme de l'automne

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Chers lecteurs, au cas où vous ayez envie de venir me dire ce que vous pensez des bêtises que je raconte ici, vous pouvez me rencontrer cet automne :

en Suisse, à Morges, de vendredi là à dimanche qui suit (du 31 août au 2 septembre donc)
http://www.lelivresurlesquais.ch/auteur/silene-edgar/

à Gradignan, à côté de Bordeaux, du 11 au 14 octobre, à Lire en poche
http://www.lireenpoche.fr/salon/2018/auteurs_invites/silene-edgar-940.html

à Montreuil, du 29 novembre au 3 décembre (peut-être pas tous les jours, mais bon, on verra quand on y sera)
http://slpjplus.fr

J'attends encore des nouvelles de deux ou trois autres salons, je vous en dirai plus en temps voulu !

C'est un monde !

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Un ami écrivain m'a fait lire les premières pages de Noé, de Jean Giono et j'en suis toute retournée : Noé est un livre que Giono a écrit après Un roi sans divertissement, roman qu'il a mis 500 jours à écrire et dont il peinait, apparemment, à sortir. Noé est donc une sorte de réflexion sur l'après-roman.
En effet, il a encore besoin d'écrire, il n'a pas tout dit, il n'a pas donné tout ce qu'il sait des personnages et le monde du roman reste superposé à son monde réel. Il en fait une description saisissante.
Je n'ai lu que le début et je connais mal Giono, que je n'ai pas ouvert depuis 20 ans, à vrai dire. Mais la poésie du début de Noé m'a saisie immédiatement, à travers deux magnifiques descriptions, le portrait de Delphine, si belle :
"Tu n'as pas parlé de ses beaux yeux d'amande verte, de ses épais cheveux noirs, de sa peau pâle, bleutée comme un lait reposé, de tout ce que Saucisse n'a pas vu ou n'a pas voulu dire et…

Questions 3 à 13

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Bon, il y a quelques semaines (hum)... mois. J'avais essayé de partager l'interview de ma pomme réalisée par Solène Hervault, étudiante en lettres et j'ai arrêté au bout de deux questions parce que j'ai oublié et je suis passée à autre chose. Je m'en suis aperçue, consternée, longtemps après, mais comme personne ne semblait réclamer, j'ai renoncé, un peu navrée par ma propre négligence. Sauf que c'est quand même vraiment irrespectueux du travail de cette étudiante alors la suite, d'un bloc, émaillée de quelques illustrations choisies avec soin.

Question 3 : Quelles sont vos méthodes de travail ? Avez-vous une technique comme un travail de montage en usine pour créer pièces par pièce votre roman ? 



On dit souvent qu'il y a des écrivains architectes, qui construisent les plans avant l'écriture, et les jardiniers, qui laissent pousser sans plan prédéfini. Cette deuxième option me terrifie, mais je ne suis pas une architecte très pointilleuse : j&#…

Mary Shelley

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Vendredi 24 août 2018,

Aujourd'hui, c'est la saint Barthélémy, c'est toujours une journée étrange pour moi. Et aujourd'hui, j'ai en effet vécu une drôle de journée. J'ai passé pas mal de temps à préparer mon voyage au Tibet : j'ai écouté longuement la voix de Marion que je vais rejoindre là-bas pour continuer à préparer le travail que nous ferons sur place. Je suis subjuguée par les moments de vérité qui soudain éclosent dans les enregistrements de ces monologues ou des dialogues entre nous à propos de l'humanité, des notions de choix, d'indépendance. J'essaye de les retranscrire en gardant leur saveur.
J'ai eu mon éditrice de chez Castelmore au téléphone pour parler de la fin du travail sur les Loups, les ultimes corrections, le départ en maquette, le BAT.
J'ai eu aussi Agnès Marot, parce que j'aime parler avec elle et elle a trouvé un titre pour l'histoire de Milad, un titre qui me plaît bien : 21 jours pour sourire. Cela sort…