Les paradis

Le paradis est là où on le voit, n'est-ce pas ? Pour moi, le paradis, c'est la chaleur, les espaces larges et confortables, la lumière, la bonne nourriture et surtout les amis. Il y a eu plusieurs paradis dans ma vie ; le Kerdou nous abritait en Bretagne quand j'étais petiote, et le jour où je l'ai revu, je l'ai trouvé tout minus... j'avais beaucoup grandi. Les Rigalloux en Charente où Pico et Dédée nous accueillaient pour des week-ends de jeux de rôle endiablés. Bonne Aygue sur le bord du lac de Parentis, où nous passons des heures molles à regarder les enfants sauter dans l'eau toute la journée, où se préparent des plâtrées de pâtes et des crèmes Jock, où les journées s'achèvent sur des parties de molky au rhum et les bougies dans la nuit qui tombe.
Des lieux où je me ressource pour écrire, courir, repartir de plus belle.

Cette année j'ai découvert un nouveau lieu rare et précieux... Ses habitants en ont fait un endroit si accueillant que je le classe immédiatement dans ma liste de paradis.
La maison est immense, un vrai labyrinthe où il doit être si drôle de courir quand on a cinq ans ! Les pièces sont claires, vastes et lumineuses, et l'on sait qu'une fois les volets tirés, leur ombre fraîche servira de refuge aux heures trop chaudes. On a envie de s'y réfugier pour écrire. La cuisine est le centre névralgique, il y fait bon trainer pour le petit-déjeuner, circuler, se croiser, s'entraider pour préparer un repas délicieux et sans chichis, qu'on prendra sous le tilleul, au bord de la piscine. Le lilas et la glycine parfument l'air et l'on prend le soleil, dans les chaises longues, en lisant paisiblement. Certains s'activent, un peu, un jeu s'organise... Il faut prendre la voiture pour aller à la boulangerie, on peut faire un balade, le coin est beau.
C'est déjà l'heure de l'apéro. Les hôtes sont simples et passionnants, cultivés, gentils et puis... on rigole beaucoup. La soirée s'étire, il fait bon, c'est le paradis.

(photos non contractuelles...)

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