Cocotte-minute


Philippe Meirieu est revenu à l'école et voilà ce qu'il constate, je trouve ça intéressant et cela explique bien le comportement des enfants en classe :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/09/02/contre-l-ideologie-de-la-competence-l-education-doit-apprendre-a-penser_1566841_3232.html

"Nous vivons, pour la première fois, dans une société où l'immense majorité des enfants qui viennent au monde sont des enfants désirés. Cela entraîne un renversement radical : jadis, la famille "faisait des enfants", aujourd'hui, c'est l'enfant qui fait la famille. En venant combler notre désir, l'enfant a changé de statut et est devenu notre maître : nous ne pouvons rien lui refuser, au risque de devenir de "mauvais parents"...
Ce phénomène a été enrôlé par le libéralisme marchand : la société de consommation met, en effet, à notre disposition une infinité de gadgets que nous n'avons qu'à acheter pour satisfaire les caprices de notre progéniture.
Cette conjonction entre un phénomène démographique et l'émergence du caprice mondialisé, dans une économie qui fait de la pulsion d'achat la matrice du comportement humain, ébranle les configurations traditionnelles du système scolaire.
Pour avoir enseigné récemment en CM2 après une interruption de plusieurs années, je n'ai pas tant été frappé par la baisse du niveau que par l'extraordinaire difficulté à contenir une classe qui s'apparente à une cocotte-minute.

Dans l'ensemble, les élèves ne sont pas violents ou agressifs, mais ils ne tiennent pas en place. Le professeur doit passer son temps à tenter de construire ou de rétablir un cadre structurant. Il est souvent acculé à pratiquer une "pédagogie de garçon de café", courant de l'un à l'autre pour répéter individuellement une consigne pourtant donnée collectivement, calmant les uns, remettant les autres au travail.
Il est vampirisé par une demande permanente d'interlocution individuée. Il s'épuise à faire baisser la tension pour obtenir l'attention. Dans le monde du zapping et de la communication "en temps réel", avec une surenchère permanente des effets qui sollicite la réaction pulsionnelle immédiate, il devient de plus en plus difficile de "faire l'école". Beaucoup de collègues buttent au quotidien sur l'impossibilité de procéder à ce que Gabriel Madinier définissait comme l'expression même de l'intelligence, "l'inversion de la dispersion"."

Et si nous revenions aux bonnes vieilles méthodes ?

(ceci est une blague, je dis ça pour les vieilles radasses sans humour qui traînent parfois par ici pour s'offusquer de mes propos sur la théorie des genres, sur la liberté des choix sexuels ou sur l'antimondialisation : Fuck off)

Commentaires

  1. Ah, bah, puisqu'on a le droit de ne pas être politiquement correct... ^^ Je ne peux pas ne pas rebondir ! Vive les vieilles méthodes !

    Un bon vin chaud bien corsé avant d'envoyer les enfants à l'école, c'est excellent pour la santé, ça les réchauffe et je suis certaine que ça rend l'ambiance en classe plus zen pour le professeur.
    Et pour les bébés vraiment récalcitrants, un peu de calvados dans le bibi évitera bien des crises conjugales liées à la fatigue et à l'évervement.

    (et comme tu le dis, fuck à ce qui ne coomprennent pas que c'est de l'humour, au point qu'on se retrouve obligées de le préciser, c'est grave quand même ! o_O )

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