Plongée de rentrée

Ce matin, je me rends bien compte que je vous délaisse... et pourtant, j'ai envie de vous parler de bien des choses.

 Du roman de Maëlig Duval, Le goût des cendres, par exemple. Il est merveilleux et je vais vous le chroniquer bientôt, dès que je trouve le temps. Un extrait en attendant ?

[Aldire] éprouvait au creux de son cou la douceur du bois échauffé par celui du violoniste, et le glissement des crins de l’archer , parfois lisse et doux, parfois rugueux, violent. Les pincements et les chocs vigoureux des doigts sur les cordes tendues lui semblaient s’abattre sur son propre cœur. (…)
Elle regarda le visage du violoniste. Il était la musique. Il n’y avait plus de doigts agiles, plus de bras délié ni d’épaule souple, il ne s’agissait plus d’instrument de bois verni ni de la partition d’un autre. 
Aldire sentit son corps ’enfoncer dans le fauteuil, de tout son poids au cœur du fauteuil et même au-delà. Elle se liquéfiait par l’intérieur. Elle s’épanouit puis s’évapora. Volute d’argent, elle s’enroulait autour du visage musical. Elle était en lui, juste derrière ses yeux, collée à l’intérieur de sa peau luisante. Son cœur fondait, répandant dans tout son corps une chaleur humide. Elle pleurait. Elle tremblait. En silence. Elle voulait tellement être de cette musique, être cette musique même.
(…) [Elle] reporta son attention sur le violoniste.
Elle caressa mentalement sa peau douce, ses joues chaudes, ses lèvres tendres et veloutées. Du melon. Elle en avait mangé, une fois, il y avait longtemps.
Alidre ne pensait plus. Des larmes avaient emporté ses pensées. Elle était une goutte de rosée qui, dans un ultime effort, tentait de refléter le pétale duquel elle s’évaporait. 


 Je veux vous parler du théâtre jeunesse aussi, parce que cette semaine, j'ai découvert une pièce inédite de Philippe Dorin et que j'ai ri aux éclats, parce que j'ai eu la chance de discuter longuement avec Elisabeth Crusson aussi, une grande dame du théâtre contemporain. Une passeuse.


- Tu sais que les arbres, ils pourraient nous en apprendre pas mal.
- Alors pourquoi ils nous le disent pas ?
- Parce qu'ils ont les feuilles, mais pas le stylo.

Enfin, je veux vous parler de mon projet de recherche, parce qu'il est en arrière-fond de tout en ce moment.

Mais je n'ai pas le temps parce que justement je lis, je rencontre et je cherche. Parce que, surtout, j'ai repris le travail avec les enfants et qu'ils me demandent attention et invention. La semaine prochaine, je pars avec eux à la mer (oui, on y habite déjà mais on se rapproche tout au bord pour pêcher des crevettes et s'éloigner de leurs parents...). 100 petits princes et princesses à qui je vais proposer un atelier théâtre autour de Claude Ponti, qui a écrit des pièces tout aussi tendres et drôles que ses albums, un atelier carnet de voyage et un tournoi de quidditch (ça, je m'avance un peu mais je ne désespère pas d'y arriver).


Je m'excuse donc de ce silence et, pour me faire pardonner, je vous propose Fortune cookies en promo à 0,99 euros, pour la journée, dans les librairies numériques comme Immatériel :
http://librairie.immateriel.fr/fr/ebook/9782352947653/fortune-cookies

Commentaires

  1. Oh un tournoi de Quidditch ! Très sympa ! Justement, je viens de me refaire la série complète en dvd et ce matin, j'ai trouvé des posters (dont un à l'effigie du tournoi de Quiddtich) pour décorer ma classe ;-)

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