Dans les coulisses...

Quelques heures avant le salon du livre, je me suis introduite (bon d'accord, on m'a laissée rentrer... ce qui risque d'ailleurs de ne pas se reproduire si je continue) dans le saint des saints, la maison d'édition de mes rêves, le lieu mystérieux d'où partent tous ces objets magiques. OK, j'arrête l'emphase et je vous raconte...

Vous imaginez qu'à quelques heures du salon l'ambiance est assez électrique ? C'est plutôt comme un tremblement de terre, on sent à mille petits signes que ça va bientôt gronder...

Je suis passée d'abord dans le pôle fabrication pour m'excuser d'avoir été si enquiquinante pour la maquette, Fa. et Ad. ont poliment dit que "non, ça va...", j'ai quand même senti que bon, fallait pas que je la ramène trop la prochaine fois ! J'avais ramené des gâteaux pour me faire pardonner... Ils semblaient normaux de ce côté-là... ils avaient toute leur tête en tout cas puisque, quand j'ai essayé de soutirer des infos sur le tome 3 de Lise Syven, je me suis fait gentiment rembarrer.

De l'autre côté, tout le monde avait aussi l'air appliqué : assis derrière leurs bureaux ou en pleine réunion, concentrés, ils arboraient le comportement sérieux qui leur sied, eux les fabricants de rêve... Dans la salle à café, personne... bref, c'était triste à mourir.

Mais en me posant dans un endroit stratégique, entre 15 piles de SP, j'ai pu constater que rien n'était tout à fait normal. Dans cette ambiance "eau qui dort", soudain, la Main le chef s'est manifesté, m'accusant de les empêcher de bosser alors que lui avait manifestement autant envie de travailler que de boire un pisse-mémé : c'est que l'heure de l'inauguration approchait. Et il a, comme qui dirait, déclenché les hostilités...

Cé. est arrivée, dépitée de s'être fait bouler de chez le dentiste, expliquant qu'à la place elle était allé chez le coiffeur parfait (il parle dans une autre langue et il a des cache-oreilles : tu n'as pas besoin de faire la conversation !). Elle ne pouvait pas manger de mes gâteaux très gras et très sucrés à cause de sa rage de dent mais elle m'a dévoilé le contenu de son bureau, en fait un réservoir de nourriture merveilleuse pour tout l'étage.

Ca, et son mal de crâne persistant, a rappelé à Cés. que le contenu de son propre bureau était vide : lui, il a les médocs... et il est allé chercher de quoi la remplir braquer la pharmacie, revenant avec au moins 3 cabas  !

Sur ce, Cl. est passée, s'inquiétant de sa cafetière : une cafetière  parfaite, disparue, comme ça ! Elle était plutôt déboussolée, ce que je comprends bien, vu que je suis caféinomane. Dans sa quête, elle a trouvé une perceuse et une balance de cuisine mais pas de cafetière... sauf celle de la salle à café bien sûr, qui est bof et contre laquelle un complot est monté. Heureusement Cé m'a proposé un café du bas... de la bonne vraie cafetière... les enjeux réels du monde de l'édition étaient posés.

Là, Ma s'est aperçu qu'elle avait encore 1/4 d'heure pour écrire 88
mails avant de partir, son ordi a planté, ses yeux sont sortis de sa tête, plop, et Cés. a avalé toute la boîte de cachets tellement il avait mal au crâne alors je suis allée dans un autre bureau raconter des histoires abominables sur ma fille à Yo. qui avait pourtant bien assez à faire pour être prête pour Bologne. (Cela dit, je n'oublie pas que tu m'as proposé de la prendre une semaine et je te la poste quand tu veux, surtout après qu'elle m'ait empêché de bosser tout l'aprem en me parlant de ses crottes et qu'elle ait mis du yaourt partout ce matin).

Hé. essayait de finir ses missions du jour en se décomposant à l'idée de sa journée du lendemain consacrée à des conférences par essence ennuyeuses, Na. observait tout cela avec l'oeil de celle qui voit déjà ce dont demain sera fait (normal, elle fait les contrats) et qui sait que tout n'est qu'un perpétuel recommencement.
Constatant que je perturbais réellement tout le monde, le grand manitou a voulu m'occuper m'exploiter en me filant comme mission de monter une étagère dans son bureau mais heureusement il était presque temps d'aller boire du champagne. Ma. était bloquée dans les toilettes par des coups de fil intempestifs (règle N°1 de l'attachée de presse : ne jamais amener son portable aux toilettes) mais elle a pu enfiler son costume de scène et nous avons réussi à partir...

La suite, tout participant à la grande foire de l'inauguration pourra vous la raconter : des petits fours, des pique-assiettes et du champagne, c'est le Salon du livre. Je ne l'avais pas faite depuis 12 ans, ça n'a pas trop changé.


ps : les amis, je reviens vous empêcher de travailler le 10, et en plus, je serai accompagnée !

Commentaires

  1. Au final, ta fille n'est que ton fidèle reflet : elle empêche tout le monde de bosser ! ^^

    Blague à part, ça fait plaisir d'avoir la confirmation que tu es bien rentrée, remets-toi bien de ton week-end et bon courage pour le reste. Ca a été chouette de pouvoir passer du temps avec toi !
    (je ne t'emmerderai plus au sujet de tomates, c'est dit ! ^^ on se contentera de les bouffer)

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