mercredi 12 février 2014

Je pars à Berlin


Sur les traces de Walter Benjamin, dans Enfance Berlinoise

« Ich musste mir Bahn bis in den hinteren Winkel machen ; dann stiess ich auf meine Strümpfe, welche da gehäuft und in althergebrachter Art, gerollt und eingeschlagen, ruhten, so dass jedes Paar das Aussehen einer kleinen Tasche hatte. Nichts ging mir über das Vergnügen, meine Hand so tief wie möglich in ih Inneres zu versenken. […]Es war die “Mitgebrachte”[…]Wenn ich es mit der Faust umspannt und mich nach Kräften in dem Besitz der weichen, wollnen Masse bestätigt hatte, fing der zweite Teil des Spiels an, der die atemraubende Enthüllung brachte. […] dass Form und inhalt, Hülle und Verhülltes, “das Mitgebrachte” und die Tasche eines war. Eines-und zwar ein Drittes : jener Strumpf, in den sie beide sich verwandelt hatten.

[ Il fallait que je me frayasse un chemin jusqu’au coin le plus reculé, au fond : je tombais alors sur mes chaussettes qui se trouvaient là, empilées et rangées à la manière traditionnelle, c'est-à-dire roulées et enveloppées de telle sorte que chaque paire avait l’aspect d’une petite bourse. Aucun plaisir ne surpassait à mes yeux celui de plonger ma main aussi profondément que possible à l’intérieur. […] C’était la « chaussette du dedans » […]. Lorsque je l’avais étreinte avec mon poing et que je m’étais assuré de mon mieux de la possession de la molle masse de laine, commençait la seconde partie du jeu, qui devait se terminer par l’apparition bouleversante de la chaussette […] La forme et le contenu, l’enveloppe et l’enveloppé, la « chaussette du dedans » et la bourse sont une seule et même chose, et une troisième aussi, il est vrai : cette chaussette, fruit de leur métamorphose.]

Je vous laisse le chat (qui est peut-être finalement une chatte !), elle mange des croquettes, du fromage blanc le matin. Elle aime les caresses ! Je vous ai quand même préparé des petits sujets pour la fin de semaine...

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