samedi 15 février 2014

Influences #x

La littérature de l'imaginaire a une grande part dans mes influences, on s'en serait douté avec mes utopies, mes contes fantastiques et bientôt mes fées du merveilleux. Mais les romans historiques sont aussi essentiels dans ma formation et, à Berlin, je ne peux que penser à Ilse Koehn et à son roman Mon Enfance en Allemagne nazie. Nous avons visité le mémorial hier alors j'ai dans la tête beaucoup d'images sombres.

Quand on rencontre l'histoire de la seconde guerre mondiale, enfant, c'est souvent par un livre : le Journal d'Anne Frank a marqué tant de jeunes gens ! Vous en êtes peut-être ? Pour moi, la découverte de ce cauchemar de la nuit et du brouillard s'est faite avec Ilse Koehn pour ce qui est de la vie quotidienne dans l'Allemagne en guerre et Aranka Siegal pour l'effroyable parcours de cette jeune juive (on en reparlera. Faut que je fasse une liste de ce dont on doit reparler et que je ne fais jamais)

Voici la présentation du livre d'Ilse :
"Ilse Koehn, l'auteur de ce livre, a six ans en 1935. C'est le 15 septembre 1935 que Hitler fit promulguer les lois racistes qui mettaient les juifs au ban de la nation allemande. Le père d'Ilse est fils de mère juive et de père allemand. D'après les nouvelles lois, il est classé «Mischling*, premier degré». Ilse, sa fille, devient « Mischling, deuxième degré». Afin de protéger l'avenir d'Ilse, ses parents divorcent. Ilse reste un premier temps avec son père et sa grand-mère juive. Mais la pression des nazis contre les juifs devient de plus en plus lourde et Ilse rejoint sa mère et ses grands-parents maternels. Bientôt l'Allemagne entre en guerre. La propagande nazie s'introduit dans les écoles. La jeunesse hitlérienne enrôle... Puis, les premières bombes tombent sur Berlin. Les enfants sont évacués à la campagne. De 1930 à 1945, d'année en année, la vie devient plus diff

icile. La guerre - peu ressentie au début par les enfants allemands - impose sa priorité de plus en plus. Ilse Koehn raconte simplement ce qu'elle a vécu jusqu'à la débâcle finale où, dans un Berlin en ruine et en flammes, les enfants se quittaient le soir en se disant: « Reste en vie. » "

L'auteur, qui a émigré ensuite aux Etats-Unis, a écrit un autre roman, moins connu, mais tout aussi important pour moi : Tilla. Cette fiction se passe aussi à Berlin, elle raconte l'adolescence d'une jeune fille qui a échappé au bombardement terrible de Dresde, le 6 février 1944 et se retrouve à Berlin, avec Rolf, un garçon rencontré sur la route. Ce qui m'a le plus frappé dans ce roman, et à quoi je repense en marchant ici sur l'ancienne ligne du mur, c'est qu'au lendemain de la guerre, dans les décombres, des gens se sont réveillés à l'est, séparés de leur famille, de leurs amis du jour au lendemain.

Sur ces mots, je vais manger une curry würst et boire une bière à votre santé ! N'hésitez pas à laisser en commentaire le titre du ou des bouquins qui vous ont marqué quant à l'histoire de la 2nde guerre, on fera une biblio.

*Sang mêlés

8 commentaires:

  1. J’ai, bien sûr, été marqué par le Journal d’Anne Franck. Mais à l’age de douze ans, j’ai lu un livre qui m’a également bouleversé, moins connu : mon ami Frédéric de Hans Peter Reichter. Même aujourd’hui, j’aurais du mal à relire cette oeuvre douloureuse.

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    1. Je l'aime beaucoup aussi. Et Hans Peter Richter a aussi écrit J'avais 2 camarades, qui est magnifique !

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  2. Comme vous deux : le journal d'Anne Franck (lu, relu, re-relu,...) et Mon ami Frédéric. Il y a eu aussi Un sac de billes, de Joseph Joffo. Puis les récits arrachés à mes grands-parents, les confidences en colère de ma grand-tante. Mais cela n'est pas encore consigné dans une œuvre littéraire.

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    1. Et cela n'attend que ça ! Au boulot, auteur de la famille !

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  3. Pour ma part, ce ne sont pas des lectures qui m'ont marquée, enfant, concernant cette période, mais la rencontre organisée par mon instit de CE2 avec deux anciennes résistantes (dont une qui a été torturée et qui en portait les traces, en particulier dans la voix, ce qui nous avait beaucoup marqués). Le genre de rencontre coup de poings qui laisse quelque chose. La visite du mémorial de Caen, des plages du débarquement et des cimetières militaires a aussi été importante. Et bien entendu les histoires de mes grands-parents, même s'ils en parlaient très très peu.
    So, dans les romans dont je me sépare, il y en a un d'un auteur américain juif qui est parti à la recherche de membres de sa famille disparus au cours de la seconde guerre mondiale, c'est un peu décousu, plein de digressions, mais vraiment ça vaut le coup de le lire. Ca apporte un autre regard, un autre angle de vue, par rapport à la culpabilité entre autre. Tu veux que je te le mette de côté ?

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  4. Tu peux tout me mettre de côté ? On fait un petit saut en voiture pour vous voir et on embarque ?

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  5. Il faut qu'on s'organise, éventuellement, je peux passer un week-end chez vous (si en plus je pouvais en profiter pour voir Syven, ce serait chouette). On poursuit les échanges en privé ? ^^

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  6. (mais si vous préférez descendre, vous êtes les plus que bienvenue !)
    (et j'aurai du rhum !)

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