La classe

Mon cher lecteur, voici une nouvelle occasion de me faire gonfler le melon... Mon interview sur le blog de Bragelonne!

Je suis pas peu fière en fait.

http://bragelonne-le-blog.fantasyblog.fr/archives/3152

Je trouve ça un peu compliqué de faire une promo éhontée sans avoir l'impression d'en rajouter. J'espère ne pas en faire trop !

Une chose est sûre : je suis très contente des premiers retours et de l'enthousiasme de mes amis et lecteurs fidèles. J'ai même eu mon premier courrier de fan. Merci beaucoup !

Je n'arrête pas de bosser pour autant...  le concours est dans 5 jours. Là j'apprends mes citations sur le théâtre : ceux qui ont préparé des concours sauront de quoi je parle, j'apprends une phrase d'auteur et c'est comme un fil que je tire, le texte théorique de l'auteur en question suit tout seul.

Par exemple, la "polyphonie informationnelle" de Barthes, sa "machine cybernétique" évoquent l'incroyable bombardement d'infos que l'on reçoit quand on est spectateur : paroles, décor, costumes... comme dans la vie mais tout est à interpréter puisqu'aucun choix n'a été fait innocemment. "Au thêâtre comme dans la vie", poursuit Larthomas, "le langage ne trouve pas en lui-même sa propre fin" : contrairement au roman, à la poésie qui se suffirait à eux-mêmes ? Je suis plus ou moins d'accord, mais bon, c'est pas mal de le citer.

Celle qui m'intéresse le plus, parce qu'elle a un discours sur le théâtre qui pose toutes les questions qui me nourrissent sur la littérature,  c'est Ubersfeld.
"Il est illusoire de penser que la réception est sans effet sur le message" : c'est bien plus juste au théâtre bien sûr puisque l'oeuvre se fait devant le public-même et que ses réactions influent sur le jeu des comédiens. Pour autant, je pense au roman-feuilleton et aux suites, ce n'est pas à exclure de la réflexion sur le roman. On peut même penser aux fantasmes de l'auteur déjà publié qui repense à ce que ses lecteurs lui ont dit d'un autre texte ! Bref, la réception influe sur la production du message.

Autre idée d'Ubersfeld qui me vient avec cette citation : "Le sens ne lui (au spectateur) est jamais donné, il est toujours à construire." Passionnant. Il y a cette idée que le créateur ne maîtrise pas tout de la réception mais qu'il donne tout de même les clés avec lesquelles le spectateur peut construire le sens de ce qu'il voit/perçoit. J'adore.

Allez une dernière pour la route, de Daniel Mesguich : "le vouloir-dire conscient de l'auteur ne change rien à l'affaire." Ah ah ! Même idée encore, la part essentielle de l'interprétation dans la lecture.

Je tremble en pensant que vous pouvez comprendre les Fortune cookies différemment de ce que j'en ai fait. Et je suis curieuse aussi.

J'ai menti pour la citation, j'en ai une dernière sur le bout de la langue et comme elle est superbe, je ne peux résister, c'est Genet qui définit le sentiment tragique dans Les Paravents :

"C'est un rire énorme que brise un sanglot qui renvoie au rire originel, c'est-à-dire à l'idée de la mort."


* Toutes les citations sont certifiées inexactes et passées à la moulinette de ma mémoire d'étourneau.

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