Drôle et amer comme un schweppes cognac





Ce matin, j'ai encore dans la tête les images des frères Coen. Hier soir, je projetais Inside Llewyn Davis et j'ai adoré.

Inside Llewyn Davis raconte une semaine de la vie d'un looser, et c'est drôle et amer comme un schweppes cognac.

Boucle temporelle où l'absurde et le dérisoire se mêlent pour transformer la vie de Llewyn en une suite de déconvenues et de traquenards où la loi de Murphy semble toute-puissante. Où est-ce la désinvolture de Llewyn qui cause cela ? C'est un film superbe, dont la chute est si pathétique pour ce pauvre chanteur sans succès ! Tout le monde n'est pas Bob Dylan...

J'aime cette façon des frères Coen d'utiliser tant les belles séquences du chat Ulysse comme métaphore de Llewyn que les dialogues dans la voiture comme avertissements du destin. Entre destinée et libre-arbitre, voilà où se situe cet anti-héros. Est-il le "triple connard qui transforme tout en merde" comme le dit Jean ou tout simplement un pauvre gars qui a envie de s'en sortir sans en avoir le talent, et dont la fin semble écrite depuis que son partenaire a disparu ?

Les morceaux musicaux de Llewyn sont superbes, les Irlandais en pull abominables, Lilian Gorfei a des lunettes à mourir de rire et Justin Timberlake est parfait dans son rôle de chanteur propre, cocu, stupide ! Oscar Isaac garde son air désabusé tout le long du film, il est superbe, un acteur que j'ai énormément aimé.

Demain soir, ce sera Violette, une biographie de Violette Leduc, cet auteur :


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