Une crotte dans le compost du futur


Au terme de tous ces préambules, voici la conclusion.

Comment... pas de développement ? Mais j'espère que vous avez développé vous-même après tous ça ?
Sérieusement, je ne vais pas vous imposer une dissertation complète... si vous avez eu le courage de lire les textes, vous vous êtes déjà fait votre idée.
Si vous n'avez pas eu le courage, autant aller directement à la conclusion, cela sera plus agréable pour tous.


Nous avons donc défini un classique en lisant Calvino, nous avons ensuite lu la recette de Valéry pour devenir classique, et enfin, nous avons écouté Artaud qui nous dit que la notion de classique, c'est du conformisme bourgeois.

Au terme de ces lectures, pour ma part, je conclus que, si je peux exercer une minuscule influence sur mon siècle, voire sur ma décennie, ce sera déjà bien. J'aimerais même me concentrer là-dessus en fait : comme je l'expliquais dans ce précédent article :
je pense que suivre l'air du temps n'est pas vain ou futile, au contraire. La conjonction des idées dans ce qu'on appelle "l'air du temps" est pour moi le terreau de l'avenir. Qu'importe si mon nom est oublié alors, car avoir la chance d'être une crotte dans le compost du futur, cela me semble bien plus intéressant. Et malgré tout, assez vaniteux, il faut le reconnaître mais bon, je suis ambitieuse.

Et pour donner mon avis sur la gloire qu'on peut imaginer que les auteurs espèrent pour leur personne, au lieu de l'espérer pour leurs textes, je répéterai ce que dit Nougé :
"J'aimerais assez que ceux d'entre nous, dont le nom commence à marquer un peu, l'effacent."
...

Merci élève Silène, vous pouvez vous rasseoir.

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