mardi 26 novembre 2013

L'art n'est pas à mes yeux une réjouissance solitaire.



Ce matin, c'est le 150ème article de ce blog, il 4 ans et il a accueilli 10 500 visites depuis sa création. Pour l'occasion, on va fêter un autre anniversaire, celui de Camus.


C'est vers lui que mes lectures tendent, vers lui que mon écriture tend aussi puisque l'idée pressante d'achever ma future tétralogie par un tome-hommage à Camus se dessine de plus en plus précisément. Mais ça, je vous en parlerai quand ce sera plus abouti.
Pour le teasing, il s'agit donc d'une saga en 4 tomes, 4 femmes : Eve, Méduse, Marie et Ariane donc chacune traversera un bout d'histoire.
Cette série est en cours d'agrégation (oh le jeu de mots) dans ma caboche bien remplie en cette année de concours et je pense l'écrire l'an prochain (comprendre l'année scolaire prochaine vu que je suis prof et que, pour moi, les années commencent au 1er septembre)
Avant ça, je dois écrire la suite de ma série burlesque :

- Opus 1 : Féelure, à paraître en juin chez Bragelonne
- Opus 2 : Les vieux loups-garous
(projet débilo-burlesque à partir d'une chanson de Thomas Fersen sur de vieux loups tout mités qui reprennent du service parce que les jeunes font n'importe quoi)
- Opus 3 : L'arrache-coeur de vampire
(projet débilo-burlesque autour d'un vampire un peu bête et de sa copine plus maline que lui)
- Opus 4 : La vengeance
(projet débilo-burlesque sur une femme vengeresse et le dieu de la vengeance qui devient son adversaire)


Bref, foin des blablas, voici donc un morceau de son discours de Stockholm, incroyable et si juste pour moi que je ne peux que baver d'admiration :


"Je ne puis vivre personnellement sans mon art. Mais je n'ai jamais placé cet art au-dessus de tout. S'il m'est nécessaire au contraire, c'est qu'il ne se sépare de personne et me permet de vivre, tel que je suis, au niveau de tous. L'art n'est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Il est un moyen d'émouvoir le plus grand nombre d'hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes. Il oblige donc l'artiste à ne pas se séparer ; il le soumet à la vérité la plus humble et la plus universelle. Et celui qui, souvent, a choisi son destin d'artiste parce qu'il se sentait différent apprend bien vite qu'il ne nourrira son art, et sa différence, qu'en avouant sa ressemblance avec tous. L'artiste se forge dans cet aller retour perpétuel de lui aux autres, à mi-chemin de la beauté dont il ne peut se passer et de la communauté à laquelle il ne peut s'arracher. C'est pourquoi les vrais artistes ne méprisent rien ; ils s'obligent à comprendre au lieu de juger. Et s'ils ont un parti à prendre en ce monde ce ne peut être que celui d'une société où, selon le grand mot de Nietzsche, ne règnera plus le juge, mais le créateur, qu'il soit travailleur ou intellectuel."

5 commentaires:

  1. Ooooh j'adore cette citation ! Merci !

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  2. Je suis heureuse de partager ça avec toi ! Comme quoi, on n'a pas un imaginaire commun pour rien !

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  3. Très chouette article encore Silène ! Et bon blogiversaire !

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