Bon anniversaire Bram Stoker !


Grâce à Blackwatch, l#om### d# #a n###, je sais qu'aujourd'hui c'est l'anniversaire de l'auteur de Dracula ! Alors, comme en bonne auteur de l'imaginaire, j'aime terriblement ce très beau texte de 1897 (et oui, 116 ans !), Jonathan Harker, Mina et surtout le Comte, voici un de mes passages favoris, un de ceux qui m'ont fait trembler...
Extrait du journal de Mina, à mes yeux le personnage le plus intéressant : 

"Je dégringolai l’escalier, entrai dans le salon. Elle n’y était pas. De plus en plus angoissée, je visitai toutes les autres pièces. Finalement, j’arrivai à la porte d’entrée, que je trouvai ouverte. Comme je savais qu’on la fermait à clef tous les soirs, je craignis aussitôt que Lucy ne fût sortie, vêtue seulement de sa chemise de nuit. Mais je ne pouvais perdre mon temps en pensant à ce qui pourrait arriver : une crainte mal définie dominait en moi, me faisait négliger tout ce qui n’était que détails. Prenant un grand châle, je sortis en courant. Une heure sonnait quand j’arrivai à Crescent ; pas une âme en vue. Je courus longtemps sans apercevoir la silhouette blanche. Arrivée au bord de la falaise ouest qui surplombe le point, j’examinai la falaise est et fus emplie d’espoir ou d’effroi - je l’ignore moi-même - en voyant Lucy assise sur notre fameux banc. Il faisait un beau clair de lune, mais de gros nuages noirs, chassés par le vent, la voilaient de temps à autre et tour à tour couvraient le paysage d’obscurité complète et de clarté nocturne. Pendant quelques moments, je ne pus absolument rien distinguer, car un nuage immense plongeait dans l’ombre St. Mary’s Church et les environs. Bientôt cependant la lune éclaira à nouveau les ruines de l’abbaye, puis, peu à peu, l’église et le cimetière. Quelle que fût mon attente - espoir ou crainte - elle ne devait pas être trompée, car là, sur notre banc, la lumière argentée éclairait une silhouette blanche comme neige, à demi couchée. Le nuage suivant vint trop rapidement pour m’en laisser voir davantage, mais j’eus l’impression que quelque chose de sombre se tenait derrière le banc, penché sur la blanche silhouette. Était-ce un homme ou une bête, je n’aurais pu le dire."

EDIT : en le relisant, je pense très fort au roman de Syven, Au sortir de l'ombre. Lady Eileen = Mina maudite ?


Commentaires

  1. Parce que c'est un de mes passages favoris aussi et que j'aime aussi beaucoup Mina, je te pardonne d'avoir révélé mon véritable pseudo ^^

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  2. ^^ Je peux encore le retirer si tu veux rester incognito... on va créer une légende... ! hihihi

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  3. Quel beau passage ! J’adore aussi l’adaptation cinéma de Coppola, je la trouve d’une certaine manière plus fidèle que les vieux films, même si ceux-ci gardent un charme certain. Seul point noir du Coppola : Keanu Reeves, lui-même déçu par sa propre interprétation de Johnatan Harker ! ^

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  4. Je suis d'accord, l'adaptation de Coppola est plus fidèle que les précédentes (comme celle de Frankenstein par Brannagh, d'ailleurs, j'en parlais hier avec Aelys !) mais Nosferatu me semble plus proche par l'ambiance créée. Ou est-ce que j'ai été trop influencée par le film de Murnau ?

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  5. Ah Nosfératu... Je suis bien d'accord sur l'idée que l'ambiance est réussie ! Un grand classique ;)

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