Les titres

Absorbée par ce jeu très amusant : http://www.omerpesquer.info/untitre/, j'ai créé quelques nouvelles oeuvres :


J'adore chercher des titres, cela est à la fois terriblement énervant, quand on n'arrive pas à mettre la main dessus, et jouissif quand on trouve exactement le titre qui nous semble parler de l'oeuvre, créer l'envie, exister pour lui-même aussi. Je pense souvent au lecteur qui n'ouvrira pas le livre : si le titre a quand même su lui parler, il aura au moins lu cela. Ce n'est pas anodin et je trouve incroyable qu'il soit légal pour un éditeur d'imposer un titre à son auteur : fort heureusement pour moi, cela n'est encore jamais arrivé. Car j'adore mes titres. Le seul titre qui ne me satisfasse pas est celui du roman que je n'arrive pas à publier... étonnant ? Non, je pense qu'il n'est pas complètement fini, il lui manque quelque chose, l'épiderme peut-être ? Comme ces bébés qui sont encore couverts de vernix quand ils naissent trop tôt... la peau n'est pas finie, elle est encore graisseuse et blanchâtre. Voilà ce qu'est un livre sans titre : il est viable, il peut naître, paraître au jour mais il lui reste cette pellicule qui, sans être dégoûtante, n'en est pas moins peu agréable, étrange. Il n'a pas de titre, il n'est pas prêt.

Commentaires

  1. J'aime bien cette façon de voir !
    Je prends quinze ans pour trouver mes titres et ensuite, je pris pour que l'éditeur qui prendra le roman ne le change pas ! Il n'y a rien de plus stressant que ce « titre provisoire » sur le contrat alors que tu as sué. :-p

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  2. C'est marrant cette réflexion sur les titres, en même temps c'est normal : quand on y pense, c'est un détail très important, qui conditionne le regard du lecteur et de l'éditeur.

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  3. Oui, c'est par ce titre qu'on parle du livre, sans cesse, son nom, véritablement.

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