mardi 15 octobre 2013

Le couronnement de Louis

Cette antique chanson de geste, Le Couronnement de Louis, date du XII ème siècle et jamais, sans doute, je n'aurais eu l'idée de la lire si elle n'avait été au programme de l'agreg. D'autant que le livre coûte fort cher et que l'on ne le trouve pas en tête de gondole, ni même à la bibliothèque. Ni même à la bibliothèque universitaire de province. Bref, le genre de livre qui te fait bailler rien que d'y penser...

Et pourtant... Ô merveille, je me suis régalée !! Quel plaisir, quelles franches rigolades aussi ! Imaginer le trouvère en train de raconter tout cela est savoureux. Des extraits ?

"Nous aurons bientôt la bataille.
Vite à terre, les sages et les fous !"

"Galaffre fit appeler le roi Corsolt, un gros géant, hideux comme un diable, aux yeux flamboyants comme des charbons ardents, avec une large tête et des cheveux hérissés. La distance entre ses deux yeux était d’un demi-pied, et la mesure de ses épaules à sa ceinture était d’une grande toise. Jamais homme plus hideux n’avait mangé de pain."

"Petit homme, que veux-tu ?
Est-ce ton sacerdoce qui te vaut d'être tonsuré ?"
(dans ce passage, le roi Corsolt parle au pape tout de même !)

"Je te ferai rôtir sur des charbons dans un foyer,
jusqu'à ce que ton foie tombe dans un brasier."

"Ah ! Guillaume, comme tu as un coeur de félon !
Tes coups ne valent pas un hanneton."

"Beau neveu, nous vous demandons conseil à propos de ce traître :
comment allons-nous le faire périr ?
Et Bertrand de répondre : "Pourquoi réfléchir, bel oncle ?
Enfonçons-lui donc dans la tête une couronne
qui lui répande la cervelle jusque dans la bouche !"

What else ?


Vous pouvez en trouver la traduction sur Gallica mais elle n'est pas très réussie, elle fait perdre toute la saveur du texte et le rend assez ennuyeux.

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