Epilogue d'Aragon

Ce matin, je corrige les Fortune cookies,  et, en prologue, j'ai placé les deux dernières strophes d'un poème d'Aragon que j'aime vraiment beaucoup (pas Aragon, le poème !) :


Je ne dis pas cela pour démoraliser Il faut regarder le néant
En face pour savoir en triompher Le chant n'est pas moins beau quand il décline
Il faut savoir ailleurs l'entendre qui renaît comme l'écho dans les collines
Nous ne sommes pas seuls au monde à chanter et le drame est l'ensemble des chants

Le drame il faut savoir y tenir sa place et même qu'une voix se taise
Sachez-le toujours le choeur profond reprend la phrase interrompue
Du moment que jusqu'au bout de lui même Le chanteur a fait ce qu'il a pu
Qu'importe si chemin faisant vous allez m'abandonner comme une hypothèse


Aragon, Épilogue, 1960





 La version de Jean Ferrat ne me plaît pas du tout mais bon, si vous êtes curieux, elle est sur deezer.

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