A l'envers... (Féelure)

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Lorsque nous sommes partis à Brocéliande, en avril dernier, et grâce aux histoires de notre logeur dans le gîte de La Hulotte, j'ai enfin parachevé dans ma caboche une histoire que je voulais écrire depuis plusieurs mois.

J'en avais les idées principales mais ce séjour m'a donné un cadre et j'ai commencé à écrire, quoi ? 10 000 signes dans la voiture, en me morigénant parce que j'avais mon tome 3 sur les feu et les corrections d'Adèle à finir. Je ai oublié ma fée quand nous sommes rentrés pour me concentrer sur les demoiselles en cours.

Et puis, fin juillet, alors que je dédicaçais à Vannes, j'ai croisé Brucero dont je suis fan. Je lui en ai parlé, comme on papote du temps qu'il fait ou du libraire qui nous fait trimer, et il m'a poliment dit qu'il trouvait ça intéressant. Je venais de finir Moana, je n'avais pas envie de me lancer immédiatement dans les "Fortune cookies", mon projet d'anticipation YA parce qu'il est sombre et que j'ai la tête à rire en ce moment. Alors j'ai repris "A l'envers" et je m'amuse comme une folle, jouant avec les mots, les stéréotypes tout en y plaçant une réflexion sur ces choix qu'on fait, passé la trentaine, et qui sont si différents des choix de grand ado de la décennie précédente. Bon, ça reste léger, c'est le but, m'amuser ! Je pense que je l'aurai fini fin août, pas plus de 120 000 signes à mon avis et j'en suis à la moitié.
Ca faisait longtemps que je n'avais pas écrit sans viser la publication et quoique ça vaille, je suis satisfaite de m'amuser autant ! Un passage ?


"« Je suis Maë. Vous voulez du café ? Véra est allée faire du repérage pendant que je vous attendais. Comme d'hab, elle a oublié son porte-à-fée, je ne peux pas l'appeler, va falloir attendre qu'elle rentre.
‑ Moi, c'est Soazig.
‑ Oui, je sais, j'ai eu un FMS de Syvae. Toi, c'est Arzh, non ?
‑ On est où ? demande Arzh, encore un peu sonné.
‑ Dans une champignonnière, j'ai pas trouvé mieux.
‑ Y a pas de bois par ici ? 
‑ Pas trop, ils sont tous colonisés par des bestioles. Y a bien Vincennes, mais ça fait loin et Clochette aime pas trop qu'on aille y fourrer notre nez.
‑ Clochette ? Celle de Peter ? s'étonne Arzh.
‑ Peter est fini depuis longtemps, il a trop abusé de la boutanche. Clochette lui paye ses litrons en faisant la mère maquerelle dans les bois. Les fées désabusées y vendent leur corps aux lutins qui passent. »
Soazig fait la grimace, les fées des villes sont vraiment dégénérées."

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